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lundi 20 août 2012

Rien à dire de plus


J’ai remis mon cœur au portefeuille
Et ta photo dans un carton
Y’a rien à dire après l’amour

Y’a juste à se taire et se tirer
Y’a juste à se tirer recommencer
ailleurs
Quand même pour ma défense j’ai fait
comme si
comme si l’amour passait les lendemains

Y’a rien a dire quand l’amour meurt
Mais je reste triste de chasser
D’un revers de main
Tous ces baisers dans tous les plis
De mes cols de chemise

Toujours le silence porte la parole de la fin
Je ne l’entendais jamais quand je tenais tes mains
Les hommes aussi ont un cœur
Dites-le aux femmes qui les mangent

Je ne peux pas dire que ça me rend heureux
De savoir que tu sais
l’amour vit dans un château de cartes
Il peut mourir en un lapsus
Un laps de temps

Notre amour a duré le temps d’une allumette
Et c’était chouette
J’ai rien a dire de plus

lundi 6 août 2012

La glace...

... longtemps réduite à la plage
longtemps goûté dans les temps chauds
la glace est reine des tropiques.
C'est une erreur de mauvais goût!

La glace
est un loisir qui se mange froid
sur la toile cirée d'un vieux bar-tabac
de préférence par temps de pluie*
de préférence en vair de gris
avec plein de soucis

et des bruits de PMU.
(Croyez-m'en, c'est du vécu)





*Car à ce moment seul elle a vraiment le goût du souvenir.


samedi 4 août 2012

Les mots à venir sont à jamais perdus


hier encore c'était l'aube et nous vivions à la surface

mes godasses se sont remises sur pieds
mais je n'ai pas dormi de la nuit
j'ai pleuré les larmes sur ton corps
debout dans un corpuscule comme plus à moi
et dans tes bras qui ne l'étaient pas plus

je regarde un peu ce monde à en mourir
par l'horizon vieilli qui me reste ami
dans son tempérament
faines d'herbes vertes godasses
tu parles
d'un monde bizarrement décédé
un vieux monde une rocaille de jardinet
mais je me tais car
l'amertume du paysage m'est aussi un dégoût
au fond du coeur

tu sais tout est catastrophe à présent
à présent c'est trop tard
mais tu sais j'aurai beaucoup aimé vivre au soleil contre toi
sentir le vent et l'azur dans tes cheveux
tes yeux de petits sablés
et comprendre enfin l'expression
l'aube au doigts de rose
dans le creux de ton cou

je t'ai perdue
peut-être par inadvertance
peut-être égarée
ou peut-être
peut-être t'es tu cambriolée toute seule
par une porte des champs

il ne me reste plus qu'un devoir
un temps de veille à celui qui lit
à défaut d'un baiser

pour ne jamais t'omettre
pour ne pas t'oublier dans le noir
pour ne pas t'oublier au charbon
au milieu des bruits sourds
des caves d'hommes souterrains
il me reste la plume
et du noir et blanc
mais ces mots à venir
te sont à jamais perdus

Un mémo pour ces vacances

Arrêter de croire que le bonheur et le repos se paient
Penser à ma pomme
         et surtout à ne rien faire