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jeudi 23 août 2012

METRO D’IDÉES

Ce qui m’attriste, ce sont les rêves avortés Les souvenirs insouciants d’un merveilleux passé C’est l’habitude à jamais révolue de te manger des yeux D’avoir une vie pour nous et un rêve pour deux Ce qui m’attriste ce n’est pas ce que j’ai perdu Ou bien ce que j’avais comme tes pieds nus Ce qui m’attriste c’est ce que je n’ai fait qu’entrevoir Un merveilleux demain qu’on ne peut plus avoir La solitude me tue car elle me rappelle trop Le temps où je t’attendais avec l’espoir si beau De t’avoir pour moi bonheur partagé Ce temps où tu disais si bien m’aimer

lundi 1 novembre 2010

Extrait de "Rêverie sur ta venue" de Guillaume Apollinaire

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Dans la chambre de volupté

Où je t'irai trouver à Nîmes
Tandis que nous prendrons le thé
Pendant le peu d'heures intimes
Que m'embellira ta beauté



Nous ferons cent mille bêtises
Malgré la guerre et tous ses maux
Nous aurons de belles surprises
Les arbres en fleur les Rameaux
Pâques les premières cerises



Nous lirons dans le même lit
Au livre de ton corps lui-même
- C'est un livre qu'au lit on lit -
Nous lirons le charmant poème
Des grâces de ton corps joli



Nous passerons de doux dimanches
Plus doux que n'est le chocolat
Jouant tous deux au jeu des hanches
Le soir j'en serai raplapla
Tu seras pâle aux lèvres blanches


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