Ce qui m’attriste, ce sont les rêves avortés
Les souvenirs insouciants d’un merveilleux passé
C’est l’habitude à jamais révolue de te manger des yeux
D’avoir une vie pour nous et un rêve pour deux
Ce qui m’attriste ce n’est pas ce que j’ai perdu
Ou bien ce que j’avais comme tes pieds nus
Ce qui m’attriste c’est ce que je n’ai fait qu’entrevoir
Un merveilleux demain qu’on ne peut plus avoir
La solitude me tue car elle me rappelle trop
Le temps où je t’attendais avec l’espoir si beau
De t’avoir pour moi bonheur partagé
Ce temps où tu disais si bien m’aimer
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jeudi 23 août 2012
lundi 25 octobre 2010
La fin de l'ancien monde passera par tes yeux
Arrivant à la FAC par tes doigts dans les miens
Minaudant tes mitaines mignonnes en mutin
Me souvins-je une fois au revenir d'un rêve
Nous vîmes tout fermé pour des raisons de grève
Et nous deux enlacés me rappelait Chagall
En à contre-courant fuyant la longue débandade
D'anarchistes fous, d'allemands de carnaval
Qui chantaient en riant, loin de nos embrassades
Des refrains fêlés aux rimes camarades
Et le monde râlait dans son effondrement
Jusqu'à la passerelle où nous lisions Musset
Et le disque du jour au lointain rougeoyant
Allumait nos visages en les faisant dorer
Tu récitais Verlaine je lutinais tes yeux
Si doucement fumés d'azur gypse-anthracite
Que ta langue à la mienne et nos mains à nous deux
Achevèrent sur pied un final sans va-vite
Susurrant à nos corps des airs suramoureux
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